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Avril : S'engager à cent pour cent.

Dernière mise à jour : 4 nov. 2023

De Soi.

Bienvenue, cher ami.

Je vous propose aujourd’hui une initiation à la science de l’être. Vous avez certainement appris les sciences du faire et de l’avoir, et vous êtes sans doute peu familier avec celle de l’être.


Assoi.

Bonjour Maître.


De Soi.

Vous pouvez m’accorder le titre que vous voulez. Mais le terme d’ami sera très approprié. Poursuivez s’il vous plaît.


Assoi.

Oui, j’ai quelques connaissances en physique, en économie, en management et même en psychologie. Autrement dit, je me connais, je sais comment fonctionne le monde et comment devenir riche.


De Soi.

Donc, c’est bien cela : vous ne connaissez rien. Ne vous découragez pas, votre situation est très courante chez les humains.


Assoi.

Comment pouvez-vous dire que ces sciences qui font la fierté de l’espèce humaine depuis des siècles, ne sont que vanité ? Elles nous permettent de communiquer, de nous déplacer à grande vitesse, d’explorer, de conquérir puis d’exploiter tout ce que nous nous rencontrons, depuis les forêts primitives jusqu’au fin fond des océans, nous allons plus loin que les plus hautes montagnes, même sur la lune et au-delà de Pluton ! Nous pouvons fabriquer de l’intelligence artificielle. Nous ne nous gênons pas pour manipuler les plantes, les bactéries et les autres êtres vivants. Devant notre technologie et devant notre commerce, toute résistance est futile.


De Soi.

Les graves maladies que vous venez de décrire sont effectivement de vrais fléaux pour l’espèce humaine.

Heureusement, la science de l’être a été sauvegardée par plusieurs sages sur cette planète. La diffusion de cette connaissance permettra peut-être à l’espèce humaine d’échapper à sa propre éradication.


Assoi.

Là vous exagérez !


De Soi

Permettez-moi de vous poser quelques questions. La technologie et le commerce que vous décrivez ont-ils permis d’améliorer le bien-être et le bonheur des êtres vivant sur notre terre ? Ont-ils permis d’apaiser les relations entre les peuples ? Ont-ils permis de célébrer la beauté de cette planète, véritable joyau dans l’univers, au-delà même de ce que pouvez imaginer ?


Assoi.

Si l’on considère la planète et l’humanité dans son l’ensemble, j’admets qu’il y a, dans certains cas, une marge de progrès.


De Soi.

A votre avis, d’où viennent ces inégalités et ces déséquilibres ?


Assoi.

La terre ne nous enseigne-elle pas la loi de l’évolution, de la sélection naturelle ?


De Soi.

Certes, la nature évolue par des cycles de destruction et de recréation. L’impermanence de l’univers apparent est en réalité l’expression de l’éternel renouveau et de la force alchimique de la vie.

Si l’humanité se vit comme étant divisée, et séparée de la nature, comment être sûr que son évolution sera naturelle, et qu’elle exprimera la paix, le bonheur et la beauté de la vie ?


Assoi.

Je dois admettre que cette orientation ne fait pas partie des objectifs du progrès économique mondial et que la nature manifeste actuellement des symptômes inquiétants.


De Soi.

Si vous reconnaissez l’existence d’un problème, cela va de pair avec la possibilité d’une solution. En ce qui concerne le problème que nous venons d’évoquer, on peut même parler de nécessité d’une solution !

Mais savez-vous comment la trouver ?


Assoi.

Bien sûr. En mathématiques, j’ai appris que la solution ne se trouve pas au niveau du problème, et que pour la trouver, il faut savoir changer de point de vue en élargissant la perspective.


De Soi.

Certes. Mais savez-vous aussi que sortir du cadre des conceptions préétablies est souvent considéré comme un défi blasphématoire et que le contrevenant est régulièrement condamné à mort ?



Assoi.

Je suppose que c’est la raison pour laquelle les sages ne courent pas les rues.


De Soi.

Cela est malheureusement exact.

Mais comme vous pouvez le constater, j’ai encore la tête sur les épaules.


Assoi.

J’en déduis deux hypothèses. Soit vous n’êtes pas un sage. Soit vous avez provisoirement échappé aux radars des contrôles administratifs.


De Soi.

Et quelle est la suite de votre raisonnement ?


Assoi.

Je fais l’hypothèse que vous êtes un sage et je suis prêt à vous écouter. Bien entendu, je me réserve la possibilité de valider ma première hypothèse à la fin de notre entretien. Sage ou pas sage, telle est la question.


De Soi.

Soit. Selon mon point de vue, c’est plutôt l’humanité qui a perdu la tête. Mais comme il semble que vous ayez toujours la vôtre sur les épaules, je fais donc l’hypothèse que votre cas n’est pas encore désespéré.


Assoi.

Cela est très aimable de votre part.


De Soi.

Mais assez palabré. Revenons à notre première leçon en mathématiques de l’être.

Cette science vise, je le rappelle, à réaliser l’unité de l’être et à décliner les différentes lois qui permettent de manifester le bonheur et la paix.

Vous connaissez bien la technologie de la matière. Vous devez apprendre maintenant la technologie de l’amour.


Assoi.

Bien-sûr, je connais bien Facebook et les préservatifs !


De Soi.

En mettant votre tête entre vos jambes, vous ébranlez mon hypothèse concernant votre cas.


Assoi.

Je plaisantais !


De Soi.

Également !

Commençons donc la leçon d’aujourd’hui.

Posons cette simple hypothèse : votre état présent reflète toujours votre engagement vis à vis de vous-mêmes.


Assoi.

Mon présent semble être plutôt une succession d’instants hétéroclites, comme l’agitation d’un tourbillon. Il se produit sans cesse des rencontres et des événements nouveaux et imprévus, indépendants de mes intentions et de ma volonté.

Lorsque j’entreprends une activité, je le fais avec toute ma conviction, avec toute ma force et mon intelligence. Et j’ai rarement des résultats à la hauteur de mes attentes et de mes efforts.

Et vous dites que cette situation est le reflet de mon engagement vis à vis de moi-même ?


De Soi.

Je parle de votre état présent. De la manière dont vous vivez les événements et vos activités. Je parle de votre être. Il est possible de reformuler toutes ces questions en une seule : qui êtes-vous ?


Assoi.

A quel étage de mon corps se trouve ma tête ? A quelle date de ma vie se trouve mon identité ?


De Soi.

Vous voulez dire, à quel étage de votre corps avez-vous oublié votre tête ? A quelle date de votre vie avez-vous oublié votre identité ? A quel diamètre de l’espace temps avez-vous limité la sphère de votre horizon ?


Assoi.

Mon extrait d’acte de naissance et mon passeport ne répondent pas à vos questions ?


De Soi.

Quel bonheur, ce paradis administratif ! Tous les jours, de nouvelles règles, des codes de plus en plus épais. Quelle ardeur à multiplier les lois, les normes, les contraintes. Ce paradis administratif vous extasie-il autant que moi ?


Assoi.

Bon, j’admets qu’à propos d’extase, cela ressemble plutôt à un paradis artificiel.


De Soi.

Je ne vous le fais pas dire. Mais revenons à nos moutons. Ou plutôt à votre chandelle, que je vous déconseille d’allumer par les deux bouts. Intéressons-nous d’abord à votre corps.


Assoi.

Je vous en prie.

Mais quel est l’autre bout de ma chandelle ?


De Soi.

L’autre bout de la chandelle est celui qui est déjà bien allumé, si je puis me permettre. Je veux parler de votre conscience éclairée. C’est pourquoi je ne soufflerai pas sur le feu de ce côté là.

A propos de votre corps, ne vous enflammez pas, car ce n’est pas très utile en cette période de réchauffement climatique.


Assoi.

Votre bienveillance me touche. Vous pouvez maintenant éclairer l’autre bout de ma chandelle sans me donner des sueurs froides.


De Soi.

Savez-vous de quoi est constitué votre corps ?


Assoi.

Il a été question de ma tête, et je vois que maintenant, il est question d’aller plus loin. Cela me fait rougir.


De Soi.

Il n'est question que des matériaux qui constituent votre corps. J’espère qu’ils ne vous porteront pas à l’incandescence !


Assoi.

Pour ma part, je me demande si je ne préfère pas l’indécence à l’incandescence.


De Soi.

Nous n’embraserons ni l’un ni l’autre. Vous avez, me semble-t-il des connaissances en biologie, en paléontologie et en astronomie.


Assoi.

Effectivement, j’ai quelques souvenirs depuis l’école primaire.


De Soi.

Il n’en faut pas plus pour répondre à deux questions. Quel est le plus petit constituant vivant de votre corps ? A quelle époque est-il apparu sur notre planète ?


Assoi.

D’une pierre deux coups. Je dis que le plus petit constituant d’un corps est la cellule, et que celle-ci est apparue sur la terre il y a plus de trois milliards d’années. C’est mon dernier mot, cher ami.


De Soi.

Bingo ! Vous deviez être quand même un bon élève à l’école primaire.


Assoi.

J’avais un faible pour ma maîtresse et pour son anatomie.


De Soi.

Comme quoi, une bonne pédagogue sait aussi attiser la curiosité.

Mais puisque vous vous intéressez aussi à l’astrophysique, pouvez-vous me rappeler quels sont les plus petits constituants connus de la cellule, et à quelle époque de l’univers ont ils été fabriqués ?


Assoi.

J’ai eu de la chance car ma professeur de SVT du lycée avait un physique de star. De quoi me mettre des étoiles plein les yeux.


De Soi.

Mieux apprendre grâce aux hormones est un art que vous semblez pratiquer à merveille. Si vous hésitez pour trouver la bonne réponse, vous pouvez toujours demander l’aide d’un ami.


Assoi.

Ce n’est pas nécessaire pour cette fois. Voici ma réponse. Je sais que les atomes ont été fabriqués par les étoiles, et que les plus petites parties des particules connues ont été fabriquées dès l’origine de l’univers. Et qu’elles recèlent encore de nombreux mystères.


De Soi.

On peut donc résumer la situation de votre corps comme suit. Ses atomes contiennent l’information de l’origine et du fonctionnement de l’univers, et ses molécules et organes contiennent toute l’intelligence de la vie depuis des milliards d’années.

Par conséquent, si vous savez utiliser votre corps comme une antenne, vous pouvez recevoir des informations de l’ensemble de l’univers et de la vie.

Vous pouvez également vous servir de votre corps comme poste émetteur et informer la vie et l’univers par vos fréquences.

Dans la science de l’être, il y a la conscience que la vie, l’univers et tous les êtres ne font qu’un. Dans la technologie de l’amour, cette fusion se réalise dans le corps et dans la matière.


Assoi.

Tout cela me donne le vertige et ne m’apporte ni bonheur, ni abondance.


De Soi.

Reprenons maintenant notre hypothèse de départ.


Assoi.

Je vois, c’est celle qui suppose que vous n’êtes pas un sage.


De Soi.

Non, ceci serait plutôt une conclusion parfaitement correcte concernant mon ego.

Essayez plutôt de vous souvenir de ma première hypothèse à propos de l’état présent.


Assoi.

Oui, je me souviens. Votre hypothèse était la suivante. Mon état présent reflète toujours mon engagement vis à vis de moi-même.


De Soi.

Lorsque vous dites moi-même : est-ce l’ego qui parle ?


Assoi.

Je ne comprends pas. Qui d’autre peut parler et penser ?


De Soi.

Votre corps, composé d’une myriade d’atomes et de molécules est le reflet de l’univers. Ses cellules et ses organes en font le porteur de la vie. Ses nombreux composants en font l’image de l’être universel différencié dont il peut devenir le canal, mais seulement lorsque toutes ses cellules et organes s’expriment en polyphonie.

Lorsque l’être n’exprime pas sa globalité, il se divise, il se fissure et il se détruit. C’est la cacophonie. L’ego est cacophone.


Assoi.

Ma formulation est cacophone parce je n’exprime pas la totalité de mon être ?


De Soi.

C’est cela. Alors comment polyphonier la phrase : mon état présent reflète toujours mon engagement vis à vis de moi-même ?


Assoi.

Pour ne pas en rester aphone, j’ai besoin de l’aide d’un ami. Soyez donc mon joker.


De Soi.

Soit. Voici une réponse. Il est plus juste d’employer ici le nous et de dire que notre état présent reflète toujours notre engagement vis à vis de nous-mêmes.


Assoi.

Je comprends. Le nous, c’est l’ensemble des cellules qui s’expriment. Le je, c’est seulement une partie d’entre elles.


De Soi.

Très bien. Il devient facile de conclure que s’engager à cent pour cent, c’est être présent intégralement, dans le sens corporel du terme.

Il reste à expliquer comment réaliser cette présence et cet engagement.

Mais voilà qui suffit pour une première leçon.


Selon votre réponse à la question : sage ou pas sage, nous nous reverrons peut-être pour vous aider à développer la technologie de l’amour.


Assoi.

Cher ami, sage de surcroît, nous vous remercions pour ces explications. Nous avons hâte de découvrir la suite !


De Soi.

Merci également. Puissent le silence et la paix vous accompagner à chaque instant, sur le chemin de la vérité, de la liberté et de l’amour.





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