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La Voie du Dragon.

Dernière mise à jour : 16 mars


Je me trouve devant une sorte de tribunal où des êtres ressemblant à des dragons se sont rassemblés.

Il semble que l’ordre du jour soit d’énoncer son verdict à un condamné à mort après lui avoir fait avouer son crime et l’avoir obligé à renoncer à sa foi qui consiste à ne choisir que l’Amour.



D’une voix autoritaire et terrifiante, le juge dragon énonce ainsi la sentence et ses attendus.



« Nous sommes vos anciens, les gardiens de la matière, les maîtres de ce monde.

En vous incarnant, vous êtes devenus nos prisonniers, nos esclaves.

Il est inutile de vouloir vous échapper, nos murs sont infranchissables.

Notre pouvoir est immense, à la mesure de la densité.

Nous avons quitté la source pour créer notre propre univers.

Un univers de séparation dans lequel règne la seule vérité : la loi du plus fort.



Les insolents, les rebelles à notre autorité, nous les écrasons comme des cafards.

Ici bas, rien ne nous résiste.


Nous sommes les maîtres de la division, de la destruction et de la mort.

Sachez que partout où nous nous trouvons, la terreur, le mensonge, la violence, les souffrances sont à notre service.


Il est impossible d’échapper à l’enfer que nous avons implanté dans vos têtes et qui prolifère sur toute la planète. Depuis des millénaires, nous sommes les seigneurs de la guerre et nous régnons sur votre humanité.



Nous n’avons aucune pitié pour les faibles, pour les infirmes, pour les idiots.


Incapables de vous concentrer, de suivre un cap quelconque, vulnérables à la moindre critique ou provocation, impulsifs, cupides, lubriques, belliqueux, assez stupides pour vous entre-tuer et pour vous autodétruire, vous les humains, êtes des créatures méprisables et dégénérées, issues d’une expérience ratée. Vous méritez vos malheurs dont le spectacle pitoyable est notre distraction. Vos peurs, vos colères, vos passions, vos cris et vos pleurs sont notre succulente nourriture.


Nous faisons croire à certains d’entre vous qu’ils sont les meilleurs, les plus dignes, les plus forts. Que leurs armes sont puissantes et qu’ils peuvent impunément trafiquer, vendre des esclaves, épuiser les ressources de la Terre, tout saccager, modifier le climat, créer des murs, des religions, des doctrines politiques, des méga-firmes.



Mais ils restent pour nous des poux aux prétentions risibles que nous pourrions éliminer d’un simple souffle. Nous pourrions les écraser sans même nous en apercevoir, mais nous préférons leur laisser faire le travail à notre place. Ils sont si fiers de maintenir le bétail dans son enclos, celui de vos croyances, de vos passions animales, de la fausse richesse et de ses faux espoirs. Nous laissons à votre troupeau juste assez pour survivre, et à ses bergers ce qu’il faut pour que ce spectacle ne cesse de nous nourrir.


L’humanité est si bête et si conditionnée que nous n’avons plus besoin de nous cacher. Nous apparaissons maintenant dans vos films, dans vos livres, dans presque tous vos spectacles, et même ceux pour les enfants dont l’innocence fait notre régal et dont la chair constitue un délice suprême. Personne ne s’en inquiète, au contraire.


Nous produisons aussi les aliments avec lesquels vous vous empoisonnez, les médicaments avec lesquels vous vous suicidez à petit feu, vos vêtements artificiels et toxiques, vos habitats surpeuplés, la technologie qui vous contraint toujours plus, vous obsède, vous affaiblit et vous asservit encore davantage, les drogues qui entravent votre jugement et stimulent votre dépendance.


Les humains bâtissent leur propre prison. Ils admirent la couleur des barreaux. Ils élisent et vénèrent leurs gardiens. Comment être plus stupides ?



Mais venons-en au fait. Ainsi, accusé, tu as trois possibilités :

  1. Te soumettre et rentrer dans le troupeau.

  2. Nous servir et devenir riche et puissant, tant que tu nous obéis, comme tu l’as déjà fait.

  3. Ou t’obstiner dans ta foi et être détruit.


Alors, que choisis-tu maintenant ? »



D’une voix douce et paisible, contrastant avec le ton du juge, l’accusé prononça des paroles qui semblaient venir d’une autre dimension, totalement décalée par rapport à la gravité de la situation.


« Je n’ai que faire de votre puissance et de vos propositions. Vous l’avez dit vous-même, votre puissance ne règne que sur le faux monde de la séparation. Les richesses que vous promettez sont les chaînes et les boulets avec lesquels vous nous rendez esclaves. Vos plaisirs déviants sont des poisons violents. Votre sécurité et toutes vos promesses sont seulement des cordes avec lesquelles vous me pendrez un jour ou l’autre.



En vérité, le monde que vous décrivez est limité et incertain, car dans ce monde là, la lutte pour le pouvoir suprême est impitoyable et permanente. Très prochainement, n’en doutez point, chacun d’entre vous sera décapité et remplacé par plus fort que lui, puisque telle est votre loi.



Je me tiens aujourd’hui devant vous à cause de mes actions passées, alors que j’étais l’un de vos intendants. Je reconnais à présent mes erreurs. Aussi, je plaide coupable.



Je souhaite désormais ne vivre que dans l’Amour, et retrouver enfin la paix de mon origine. Vous ne pouvez en aucun cas atteindre l’Essence divine que je suis car, je vous l’affirme, l’Amour règne en maître sur le temps et l’espace. C’est pourquoi je ne reconnais que l’Amour et je m’abandonne totalement à Sa puissance.



Ne voyez-vous pas qu’ici bas, le temps emporte tout, que tous les royaumes de cet univers, si vastes et si puissants soient-ils, si sombres ou si lumineux soient-ils, seront un jour réduits en cendres, et qu’il n’en restera plus aucun souvenir. Alors à quoi bon servir ce qui n’est pas éternel ?



Enfin, puissants frères de l’Ombre, je vous promets qu’un jour, chacun d’entre vous serez à ma place, afin de vous pardonner ce que vous avez fait. Et c’est ainsi que cessera votre cauchemar. »




Sur un ton tonitruant, hors de lui, le juge des dragons vociféra alors la sentence.


« Pour nous, l’amour et l’éternité dont tu parles ne sont que des chimères, des bonbons, des contes à l’eau de rose pour enfants naïfs. L’Amour n’existe nulle part. Par contre je constate que tes propos démontrent ton arrogance et ton obstination, et que l’exécution doit être effectuée sans délai. Gardes  ! »



Et c’est alors que je sortis de cet étrange rêve.



En attendant une traduction en Français, voici une vidéo très intéressante.

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